Qu’est-ce que le renseignement ? – Résumé

par Kristan Wheaton

Version originale : Sources & Methods

Traduit de l’anglais (américain) par AP

  • Il n’existe pas de définition standard du renseignement. Contrairement à ce que l’on pense généralement et malgré les nombreuses tentatives des législateurs, des institutions et des universitaires, aucune définition ne fait consensus. Cela pose particulièrement problème lorsque l’on considère les nouvelles communautés du renseignement dans le domaine des agences d’application de la loi et dans le secteur privé.
  • Il est important d’élaborer une telle définition afin que germent, dans l’esprit des décideurs destinataires du renseignement, des attentes réalistes. C’est particulièrement important en contexte de démocratie, où les électeurs considèrent avec circonspection le secret et la raison d’État, qu’ils associent souvent aux fonctions du renseignement.
  • On relie traditionnellement ces dernières aux deux activités que sont la préservation du secret d’une part et les opérations secrètes d’autre part. Mais en réalité, il n’est pas nécessaire de les prendre en compte pour définir le renseignement.
  • La préservation du secret – ou plus précisément la confidentialité – n’intervient qu’à partir du moment où il est nécessaire d’empêcher la divulgation des options qui s’offrent au décideur appuyé par le renseignement. Les opérations secrètes, pour leur part, devraient être regardées davantage comme des actions à but politique que comme des activités de renseignement.
  • Des points communs se dégagent des nombreuses tentatives antérieures de définir le renseignement. Lorsqu’on les relie entre eux, on obtient une bonne définition élémentaire du renseignement :
  • Le renseignement est un processus recourant principalement à des informations non structurées en provenance de tous types de sources, qui se focalise sur l’extérieur [d’une organisation] et vise à réduire le degré d’incertitude d’un décideur.

1ère partie – À venir

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