Aéroport de Francfort : un attentat terroriste inquiétant, pourtant bien vite oublié

Le 2 mars dernier, sur la rampe des arrivées de l’aéroport international de Francfort (Allemagne), un homme est monté à bord d’un autocar qui s’apprêtait à convoyer une vingtaine de soldats américains. Il a sorti un pistolet et fait feu à plusieurs reprises, tuant ainsi deux militaires et en blessant deux autres.

La finalité terroriste de l’agresseur est aujourd’hui clairement établie : Arid Uka, 21 ans, musulman d’origine kosovare résidant en Allemagne, a agi de la sorte pour condamner à sa manière la présence de l’armée américaine en Afghanistan. Les soldats ciblés arrivaient en effet du Royaume-Uni et s’apprêtaient à rallier par la route la base américaine de Rammstein d’où ils s’envoleraient pour l’Afghanistan.

Ce qui frappe le plus dans cette attaque jihadiste, c’est la faiblesse de la couverture médiatique qui lui a été accordée. Une semaine après les faits, les médias internationaux n’évoquaient déjà plus l’événement ; et ce, avant même que ne surviennent le tsunami japonais et la crise libyenne

Pourtant, malgré les apparences, l’attentat de Francfort mérite une attention particulière. Il cumule en effet quatre éléments préoccupants ayant trait à la menace terroriste globale (1) comme spécifique aux aéroports occidentaux (2).

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Avion, autocar et train – La TSA rate sa correspondance

Some people just never learn.

On a vu précédemment de quelle étrange façon la TSA conçoit le contrôle aléatoire antiterroriste aux portes d’embarquement des aéronefs.

Mais l’administration fédérale semble persuadée d’avoir là réinventé le fil à couper le beurre. Elle a ainsi fait grand cas d’une récente opération similaire à l’embarquement dans les autocars. Jeudi dernier, 690 passagers de la gare routière Greyhound d’Orlando (Floride) sont ainsi passés au crible de 50 agents issus de la TSA, de la police d’Orlando, du Bureau du Shérif d’Orange County et des Douanes, ainsi que de chiens dressés pour la détection des explosifs et des drogues. Rien que ça.

Dans le cadre du programme VIPR (Visible Intermodal Prevention and Response), lancé en décembre 2006, la TSA a ainsi orchestré ce qui se voulait une opération dans le but de «keep off guard terrorists and others who mean harm.»

Aucune menace spécifique ne pesait sur la gare routière. Il s’agissait juste d’une opération de contrôle aléatoire pré-embarquement dans les autocars. Après tout pourquoi pas ? Malheureusement, si l’opération visait à déstabiliser les terroristes et autres bad guys ciblant les autocars, tout cela s’avère n’être qu’un considérable gâchis de temps de la fonction publique et d’argent du contribuable américain. Et une façon particulièrement efficace d’agacer le voyageur lambda qui n’a rien à se reprocher.

Car de bad guys – menace à la sûreté des transports, ce jour-là, la task force de la gare routière n’en arrêta pas. Et pour cause…

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